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19/06/2016 : Anthony Marchand : « Je veux être acteur de ma Solitaire ! »

De retour sur la Solitaire Bompard- Le Figaro, dont le départ a été donné ce dimanche à 13h02 devant Deauville, c’est avec envie, mais sans pression, qu’Anthony Marchand aborde l’édition 2016 à laquelle trente-neuf figaristes ont répondu présent. Soucieux de bien figurer, sur une première étape qui promet d’être complexe, le skipper d’Ovimpex – Secours Populaire n’a qu’une idée en tête : être acteur de sa course, pour mater la concurrence, sur les 510 milles en direction de Cowes, via le phare de Wolf Rock.

Une entame compliquée
« Ca ne va pas être simple du tout ! » a lancé Anthony Marchand, à la sortie du dernier briefing météo. « Il y aura très peu de vent, et beaucoup de courant sur le départ. La question est de savoir à quel moment ça va accélérer. Ça risque de partir par devant. Il faudra bien se positionner d’entrée !» a expliqué le skipper d’Ovimpex- Secours Populaire, soucieux de s’extraire dans le wagon de tête, avant une traversée de la Manche plutôt express. « Une fois que le vent va rentrer, ça va aller vite pour rejoindre la marque Owers, dans l’Est de l’Ile de Wight, où l’on arrivera en fin de nuit. On aura des claques de 30 noeuds et peut-être même plus. Il faudra anticiper le changement des voiles, préserver le matériel, et ne rien lâcher ! » a poursuivi ce dernier. La flotte évoluera ensuite au près, jusqu’au phare de Wolf Rock, à la pointe Ouest de l’Angleterre, où après un tricotage le long des falaises, elle fera demi-tour, pour revenir sur Cowes. «Il faudra jouer avec les effets de pointe, et les courants, anticiper les virements et les bascules pour faire la différence. Le retour se fera sous spi dans un vent mollissant. L’arrivée pourrait être chaotique» grimaçait le lorientais, redoutant clairement un coup de Trafalgar sur les derniers milles .

Être acteur de sa course !
Bien débuter sur cette étape qui promet d’être à la fois complexe et variée, c’est le premier objectif que s’est fixé Anthony. De retour sur la Solitaire Bompard – Le Figaro pour la sixième fois de sa carrière, après un an d’absence pour la Volvo Ocean Race, le skipper d’Ovimpex Secours- Populaire nourrit de belles ambitions sur l’ensemble de l’épreuve. Mais il refuse la pression des chiffres. «Mon bateau est prêt, je me sens bien, et j’ai évidemment envie de faire un résultat dans le haut de tableau, mais je ne souhaite pas parler de classement. Ce que je veux, c’est être acteur de ma Solitaire » confiait-il, au moment d’aborder la traditionnelle question des objectifs. « Ce que j’entends par là, c’est être dans le coup, à la bagarre, dans le bon wagon. Je veux sentir le bateau, être rapide, et me battre avec les meilleurs. Peu importe le résultat, si j’ai le sentiment de ne pas avoir subi le jeu de mes adversaires » a ajouté Anthony concernant son état d’esprit.

Une Solitaire en trois étapes…

Vainqueur de la Solo Maître CoQ au printemps dernier, le skipper lorientais a prouvé qu’il était capable de truster les premières places à la barre de son Figaro Bénéteau 2, mais il a aussi connu quelques désillusions, notamment sur la Le Havre Allmer Cup, dernière régate de préparation. Or, il y aura peu de places à l’erreur, sur cette édition 2016 qui, comme les figaristes s’accordent à le dire, se jouera sur trois étapes, la quatrième n’étant qu’une boucle de 130 milles au départ de la Rochelle. « Je pense qu’il faut prendre cette Solitaire comme une épreuve en trois étapes, car même s’il y en a quatre, cette course se joue au temps, et au classement général, tout devrait se passer sur les trois grands parcours» a souligné Anthony, même si cette course offre parfois des dénouements improbables. «La Solitaire est une course dans laquelle il peut y avoir beaucoup de rebondissements. Il faut savoir être un peu conservateur, et faire du gagne petit. Mais pour l’emporter, on ne peut pas jouer les moutons. Il faut aussi un peu d’audace pour faire de jolis coups. La difficulté, c’est de trouver le bon équilibre » a glissé le skipper d’Ovimpex- Secours Populaire pour conclure avant de filer.

SOLITAIRE BOMPARD LE FIGARO 2016

10/06/2016 : Du Havre à Deauville : une parade enfantine !

C’est sous un ciel brumeux, mais dans une ambiance festive et conviviale, qu’Anthony Marchand et les skippers de la Solitaire Bompard – Le figaro 2016, ont participé à la grande parade qui les a conduit du Havre à Deauville, cet après -midi. Un parcours nautique d’une dizaine de milles, que le skipper d’Ovimpex-Secours Populaire a bouclé en belle compagnie. A son bord, Sophie Davant, la marraine de son Figaro Bénéteau 2, David Ermacora, le directeur d’Ovimpex, son fidèle partenaire, mais aussi des enfants du Secours Populaire, qui n’avaient jamais eu le privilège de monter sur un bateau à voile. Curieux et amusés, ces «mômes» ont fait souffler un vent de légèreté sur cette journée. Mais la compétition reprendra sa place dès demain, avec le prologue de cette 47ème édition.

Partis du Havre, où leurs Figaro Bénéteau 2 sont restés amarrés une dizaine de jours, après la Le Havre Allmer Cup, c’est dans un vent léger, que les skippers de la Solitaire Bompard -Le Figaro 2016, ont quitté les pontons, pour une grande parade en direction de Deauville, ce vendredi. «Nous sommes sous spi, et nous avançons doucement dans 5 à 6 noeuds de vent. Le ciel est brumeux, mais nous sommes en short et en tee-shirt, c’est super agréable», confiait Anthony Marchand, joint par téléphone en début d’après-midi. Et la balade fut d’autant plus agréable, qu’elle s’est faite dans une ambiance bon enfant pour le skipper d’Ovimpex- Secours Populaire. «Il y a deux petites du Secours Populaire à bord. Elles ont 9 ans, et ce sont de vraies pipelettes ! Elles n’avaient jamais navigué, mais elles se sont vite habituées, et maintenant elles courent partout» s’ est amusé le lorientais, en évoquant ses jeunes équipières. Légèrement intimidées au moment de monter à bord, Léa et Lorenza, ont rapidement trouvé leur marques en effet : « j’ai eu un peu peur au début, parce que ça bougeait, mais je me suis allongée devant, et même si ça penchait, c’était vraiment rigolo» a ri la première. Et sa copine d’ajouter «On s’amuse bien. Grâce au vent et aux voiles, on peut se diriger et avancer sans moteur. C’est super ! »

Une belle expérience rendue possible grâce à l’initiative de David Ermacora, le directeur général d’Ovimpex. Passionné de voile, ce dernier soutient également le Secours Populaire depuis plusieurs années, et a donc proposé qu’une quarantaine d’enfants de l’association participent à cette parade nautique.«Je suis ravi, car lorsque j’ai soumis l’idée d’inviter ces enfants, les skippers et les organisateurs, ont immédiatement répondu présents. Faire le Havre – Deauville à bord d’un bateau de course, c’est assez exceptionnel, et je suis -heureux qu’ils aient la chance de vivre cette expérience. Et puis je suis tellement content d’être avec Anthony. Il est toujours disponible, et avec Sophie, ils forment un duo gagnant !» se réjouissait David Ermacora à propos de cette parade, pour laquelle Sophie Davant, la marraine du bateau, a elle aussi, répondu présente : «J’aime beaucoup le monde de la voile, et je suis ravie d’être sur ce bateau. C’est important de mettre ma notoriété au service de causes qui permettent d’améliorer le quotidien d’enfants dans le besoin. Donc dès que j’en ai l’opportunité, je le fais sans hésiter» confiait l’ancienne journaliste et animatrice de télévision en milieu d’après-midi.

Aussitôt cette parade terminée, Anthony se plongera dans sa bulle pour se concentrer sur le prologue qui dès demain, ouvrira les hostilités de cette Solitaire Bompard – le Figaro 2016. Et si les plus superstitieux préfèrent ne pas remporter cette régate, Anthony lui, jouera clairement la gagne. « Jérémie Beyou a prouvé qu’on pouvait gagner le prologue et la Solitaire en 2014, et c’était à Deauville. Il doit y avoir quelque chose de particulier avec cette ville, on a le droit de gagner ici. En tout cas moi, je vais tout faire pour m’imposer. C’est un bon entrainement, la dernière navigation avant la Solitaire, donc c’est important de la faire le plus sérieusement possible » assurait Anthony avant de se glisser dans sa préparation.

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19/05/2016 : Anthony Marchand dans les starting-blocks, à trois semaines de La Solitaire Bompard – Le Figaro

De retour à la compétition, un mois après sa victoire sur la Solo Maître CoQ, Anthony Marchand a rejoint le port du Havre, où il s’alignera dès lundi, sur la Le Havre Allmer Cup 2016. Mélange de parcours techniques et de parcours côtiers, cette épreuve, qui réunira les meilleurs figaristes du circuit, sera la première à compter pour le Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire. Mais elle fera surtout office de répétition générale, à trois semaines du départ de La Solitaire Bompard- Le Figaro. Bien décidé à profiter de cette dernière révision, pour parfaire sa copie et réaffirmer ses ambitions, le skipper d’Ovimpex – Secours Populaire aborde cette semaine de régates avec des objectifs bien définis.
Arrivé au Havre, où son Figaro Bénéteau 2 a été amarré en début de semaine, Anthony Marchand attend avec impatience le début de la Le Havre Allmer Cup, dont le premier parcours technique sera lancé lundi prochain. Vainqueur de la Solo Maitre CoQ en avril dernier, le skipper d’Ovimpex- Secours Populaire a pris soin de recharger ses batteries, pour attaquer avec envie, les épreuves phares du calendrier. «Mon programme a été intense : repos, repos et repos ! » s’amuse-t-il, lorsqu’on l’interroge sur son emploi du temps, depuis sa victoire dans les eaux vendéennes. « J’ai fait le choix de démâter le bateau, et de le mettre quelques jours en chantier, pour faire un check complet. Pour le reste je me suis reposé. J’avais besoin de breaker, pour avoir la niaque, et revenir avec une grosse envie de naviguer. » confie le skipper lorientais.

Une course aux allures de répétition générale

Si cette épreuve est la première à compter pour le Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire, Anthony Marchand souhaite surtout marquer les esprits, à moins d’un mois de La Solitaire Bompard – Le Figaro : «C’est vraiment la dernière course avant La Solitaire, donc psychologiquement, c’est important de bien naviguer et de finir devant les copains, surtout ceux qui reviennent de la Transat AG2R» explique le skipper morbihannais. Et bien que cette compétition normande n’ait pas le même format que la reine des Solitaires, elle lui offrira de nombreuses opportunités de réviser ses gammes: «Il y aura essentiellement des petits parcours techniques, donc la manière de naviguer ne sera pas du tout la même que sur La Solitaire, mais nous allons pouvoir travailler les départs, et le passage de la première bouée de dégagement. C’est un bon entraînement. Ce sera aussi l’occasion de tester les nouvelles voiles que nous avons reçues » se réjouit Anthony.

Un plan d’eau complexe à apprivoiser

Equipé de ses nouvelles voiles, le skipper d’Ovimpex – Secours Populaire profitera donc de ces sept jours de confrontation en Baie de Seine, pour peaufiner ses réglages, parfaire ses manœuvres et jauger la concurrence, le tout sur un plan d’eau particulièrement difficile à apprivoiser. « Il y a un relief assez prononcé au Havre, et du coup, il peut se passer pas mal de choses au niveau du vent. Surtout sous le Cap de la Hève, où l’on navigue souvent. A cet endroit, soit ça tamponne, soit ça accélère, tout dépend de l’orientation du vent. Il y a aussi énormément de courants qui tournent dans tous les sens, et un clapot assez court et assez haché. C’est un endroit où il n’est pas simple de naviguer, mais c’est hyper intéressant, surtout que l’on va passer par ici pour le départ de la première étape de La Solitaire » détaille Anthony, à propos de ce plan d’eau, sur lequel il tentera de se distinguer.

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24/04/2016 : Anthony Marchand s’offre la Solo Maitre CoQ, sa première victoire sur le circuit Figaro – Bénéteau !

C’est une grande première pour Anthony Marchand ! Arrivé deuxième du grand parcours côtier de la Solo maître CoQ, le skipper d’Ovimpex- Secours Populaire s’impose au classement général de cette épreuve (avant jury), et s’offre sa toute première victoire sur le circuit Figaro – Bénéteau. Posté dans le sillage de Benjamin Dutreux dès les premiers milles de la course, Anthony a bataillé sans relâche pour tenir la cadence imposée par le vendéen, et couper la ligne d’arrivée 11 minutes derrière lui. Quatrième avant de s’élancer sur cette grande boucle de coefficient 3, le morbihannais est parvenu à contenir l’appétit de ses adversaires directs sur cette régate déterminante pour la gagne. Un résultat très prometteur à deux mois de la Solitaire du Figaro 2016, épreuve phare de la saison dont le départ sera donné le 21 juin prochain.

Anthony c’est votre première victoire sur le circuit Figaro- Bénéteau. Quel est le sentiment qui prédomine après ce joli coup ?
«Je suis super content, surtout que cette épreuve ne se jouait pas sur une seule course, mais en 5 manches, ce qui en moyenne, équivaut à une semaine de championnat. Gagner cette épreuve, c’est forcément satisfaisant, et surtout, c’est un super entraînement pour les grosses courses à venir.»

Vous vous êtes rapidement emparé de la deuxième place pour ne plus la lâcher. De l’extérieur vous semblez avoir maitrisé ce parcours. Comment avez-vous vécu cette course de l’intérieur ?
«En fait je me suis rapidement détaché avec un groupe de 5 à 6 bateaux, et j’ai réussi à me distinguer de ce petit paquet, pour me rapprocher de Benjamin Dutreux. Nous nous sommes envolés tous les deux, et à partir de là, nous sommes entrés dans une course légèrement différente. J’ai pu me détendre un peu, réfléchir à la stratégie, à la météo, et nous n’avons cessé d’accroître notre avance. J’aurais aimé le doubler, mais j’ai rapidement senti que j’aurais du mal à aller le chercher. Du coup je me suis concentré sur cette deuxième place en navigant au mieux, sans faire de bêtise. Pour le reste, j’étais dépendant de ce que feraient Corentin Douguet et Damien Cloarec.»

Vous appréhendiez les conditions de vent faible attendues sur la première partie de la course. Finalement il n’y pas eu de coup de Trafalgar ?
«Il y a eu un petit coup de poker au début, mais j’ai réussi à en tirer profit, puisque je me suis échappé avec une petite risée. Je n’avance pas très bien au près, j’ai un léger déficit de vitesse, certainement lié à mes vieilles voiles, mais je suis rapide au portant, dans les petits airs, et ça m’a permis de m’écarter des concurrents. Je suis content, mais les conditions de vents faibles ne sont jamais agréables, car très aléatoires. J’ai réussi à m’envoler avec cette risée, et à bien batailler pour aller chercher la deuxième place, mais j’aurais pu rester collé, et ça n’aurait pas été la même régate.»

Cette victoire est très prometteuse. C’est aussi une manière de lancer un message fort à la concurrence ?
«Oui, même si pas mal de copains naviguent actuellement sur la Transat AG2R. Du coup, c’est difficile de bien se jauger. Mais ces épreuves d’avant-saison sont toujours intéressantes pour voir quelles sont les allures auxquelles l’on pèche et quels sont les points à travailler. Comme je le disais, j’ai constaté un petit déficit de vitesse au près, et j’espère qu’il est lié à l’utilisation de voiles un peu vieilles par rapport à mes adversaires. Ma cinquième place sur la Solo Concarneau m’avait vraiment permis de me situé par rapport à la concurrence, car le plateau était plus important. Là c’est plus sur le plan psychologique, que ça fait du bien au moral. Ca fait chaud au coeur et ça permet de se rassurer malgré tout !»

Quel sera votre programme dans les jours qui viennent ?
«Je vais déjà commencer par faire un gros dodo aujourd’hui. Des amis vont ramener le bateau à Port la Forêt où il sera rapidement sorti de l’eau et démâté pour un petit chantier d’entretien. Je vais me concentrer sur la logistique et les aspects techniques, et me reposer, mais ça va s’enchainer assez vite.»

Marraine du bateau pour la troisième année consécutive, Sophie Davant, s’est réjouie de cette victoire, tout comme David Ermacora, le Directeur Général D’Ovimpex, très impliqué dans le projet. Un soutien essentiel de la part de celle qui partage les valeurs de cette belle aventure et du Secours Populaire depuis toujours.

David Ermacora, Directeur Général d’Ovimpex : «C’est la première fois que nous gagnons une course ensemble, et c’est une très grande joie, surtout que l’épreuve n’avait pas très bien débuté pour Anthony. Nous avons beaucoup échangé. Tout le monde le voyait sur le podium, du coup, il s’est mis un peu la pression et s’est vite ressaisi. Il s’est offert une victoire et une quatrième place, qui lui ont permis d’aller chercher ce succès au classement général. Je suis ravi, surtout qu’il n’a pas encore reçu ses voiles neuves, et que les conditions de vent n’étaient pas à son avantage. Anthony aime la bagarre dans la brise soutenue, mais il a su tirer son épingle du jeu. C’est un vrai professionnel qui s’est vite réapproprié son Figaro, après une saison consacrée à la Volvo Ocean Race et au Diam24. C’est plus qu’encourageant pour la suite, mais je suis un peu superstitieux, donc je ne vais pas m’emballer. Simplement savourer cette victoire comme il se doit.»

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21/04/2016 : Anthony Marchand, en embuscade sur la Solo Maître CoQ

De retour sur l’eau, après une journée de repos bien méritée, les 22 figaristes engagés sur la Solo Maitre CoQ se sont élancés ce midi, au départ des Sables d’Olonne, sur un long parcours côtier de 350 milles nautiques, entre Belle Ile et l’île de Ré. Quatrième du classement général provisoire, à l’issue des deux premières journées de compétition, Anthony Marchand tentera de s’inviter sur la plus haute marche du podium, en s’illustrant sur cette dernière course de coefficient 3. Vainqueur d’une manche, mardi, dans un vent établi de 20 nœuds, le skipper d’Ovimpex- Secours Populaire affectionne les conditions musclées. Mais c’est avec un vent faible et capricieux qu’il devra composer sur cette ultime confrontation.

En lice pour les places d’honneur
Quatrième du classement général provisoire de la Solo Maître CoQ, après 4 manches disputées en baie des Sables d’Olonne, Anthony Marchand peut nourrir de belles ambitions sur cette épreuve vendéenne. Posté en embuscade, à 0,5 points du britannique Alan Roberts, et 6 points du leader Corentin Douguet, le skipper d’Ovimpex- Secours Populaire a toutes ses chances de bousculer la concurrence, à l’occasion de la course de coefficient 3 dont le départ vient d’être donné. Un parcours côtier de 350 milles, entre les Sables d’Olonne, Belle Ile, et l’île de Ré, dont l’issue sera déterminante.

Des petits airs pour débuter
Vainqueur d’une manche, mardi, dans un flux d’Est –Sud-Est bien établi, Anthony est plutôt friand des conditions musclées. Les caprices d’Eole, et les coups de poker en revanche, n’ont jamais été «sa tasse de thé», comme il le dit bien volontiers. Pourtant, c’est dans un vent léger et capricieux, qu’il va falloir tricoter sur cette grande boucle vendéenne. Extrêmement faible sur les premiers milles du parcours, le vent promet de mettre les nerfs des concurrents à rude épreuve sur la première partie qui conduira la flotte des Sables d’Olonne à l’île de Ré, puis Belle Ile via le phare des Birvideaux.

La Solitaire Bompard – Le Figaro en ligne de mire
En pleine forme après une journée de repos qui lui a permis de recharger ses batteries et d’étudier de près les fichiers météo et le parcours, Anthony Marchand tentera de déjouer les pièges de ce début de course, pour figurer aux avant postes, lorsqu’Eole se fera plus généreux. Et sa nonchalance ne devait pas durer puisqu’un flux d’Ouest d’une quinzaine de nœuds devrait s’établir en fin de journée. Amené à faire du «rase cailloux» comme ses petits camarades de course, Anthony veillera à ne pas prendre de risques inutiles. Car si l’objectif reste la victoire, la priorité est aussi de préserver le bateau en vue de La Solitaire Bompard – Le Figaro, épreuve phare de la saison.
«Mon objectif, c’est d’être au moins sur le podium, et pour l’instant cet objectif n’est pas atteint. Mais le classement est serré, et c’est sur cette manche de coefficient 3 que tout va se jouer. La première partie sera particulièrement difficile, avec un vent léger, et très aléatoire. Il faudra être bon, car après, le vent va rentrer, et il y aura probablement moins de coups à jouer. Je n’aime pas ces conditions mais nous les rencontrerons forcément sur La Solitaire, donc c’est un bon entraînement. Ce parcours va nous permettre de faire du repérage au niveau des cailloux, des effets de site et des dévents. Là aussi c’est une bonne préparation, même si je ne mettrai pas le même engagement que sur une Solitaire, pour préserver le bateau. »