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03/11/2015 : Félicitations Benoît, bienvenue Zoé !

Lors de la première étape de la Mini Transat îles de Guadeloupe, Benoît Hantzperg avait déjà démontré tout son potentiel avant d’être stoppé dans son élan et contraint d’effectuer une escale technique à Cascais, au Portugal, alors qu’il occupait la deuxième place. Par la suite, il avait fait preuve d’une remarquable détermination, réussissant ainsi à remonter place après place pour franchir la ligne d’arrivée à Lanzarote en 29e position, chez les Séries. Déçu mais loin d’avoir dit son dernier mot, le skipper de YCA Dhumeaux Secours Populaire est rentré se ressourcer chez lui, dans les Abers, avant le coup d’envoi de la deuxième manche. Il espérait alors que la petite fille qu’il attendait pointerait le bout de son nez dans l’intervalle or la nature en a décidé autrement. La jolie Zoé est arrivée hier aux alentours de 22 heures. Elle et sa maman se portent bien. Benoît a reçu la nouvelle via la BLU, les Ministes n’ayant aucun autre moyen de communication autorisé avec la terre. C’est évidement un jeune papa ravi qui poursuit actuellement sa route en direction de Pointe-à-Pitre, qu’il devrait rejoindre d’ici une grosse douzaine de jours. Pour sûr, il est impatient d’arriver. La preuve, il occupe actuellement la tête de la flotte des bateaux de Série !

Partis samedi, à 15h10, de Lanzarote, les concurrents de la Mini Transat îles de Guadeloupe ont connu une entame pour le moins musclée, avec plus de 25 nœuds de vent et une mer agitée. En ce qui le concerne, Benoît Hantzperg n’a pas mis longtemps à trouver ses marques puisqu’il s’est installé aux commandes de la flotte des bateaux de Série quelques minutes seulement après le départ. Depuis, il n’a eu de cesse de creuser son avance jusqu’à la porter à plus de quinze milles hier, sur son poursuivant le plus proche. « Mon bateau et moi, nous sommes vraiment à l’aise lorsqu’il y a plus de 20 nœuds de vent. Ca tombe bien parce que les premiers milles de cette deuxième étape entre les Canaries et les Antilles sont prévus d’être musclés. Il va falloir envoyer fort pendant les premiers jours d’autant que vu le scénario météo, ça risque de partir par devant », déclarait le skipper de YCA Dhumeaux Secours Populaire, peu avant de larguer les amarres, affichant alors clairement ses ambitions sur la distance, à savoir 2 770 milles. « J’ai très envie de faire un bon résultat. J’avais réalisé un bon début de première étape mais je suis resté sur une frustration, la faute à un pépin technique. A ce jour, j’affiche 21 heures de retard sur le leader au classement. Nous partons pour 16 jours de mer bien tapés alors il peut encore se passer plein de choses. Je sais que le podium est jouable et j’aimerais décrocher la victoire d’étape en Guadeloupe », a indiqué le Finistérien qui n’a rien laissé au hasard pour sa première transatlantique en solo, et même sa première tout court. « Je me suis préparé au mieux et je suis d’autant plus motivé à bien faire que j’ai envie d’offrir un joli cadeau à ma femme et à ma fille », a expliqué Benoît qui espérait être présent le jour de la naissance. En vain. « J’ai bénéficié d’une dérogation de la part des organisateurs pour pouvoir rester en France jusqu’au 26 tandis que les autres devaient être présents à Lanzarote dès le 24. Cela n’aura pas suffit pour pouvoir être aux côtés de ma femme le jour de l’accouchement. J’espère qu’elle et ma fille seront fières de moi à l’arrivée », a conclu Benoît Hantzperg.

David Ermacora, Directeur Général du groupe Ovimpex : « Comme on dit chez nous, Mazel Tov Zoé ! Avant sa naissance, ce bébé, moi, je l’avais baptisé Alizée car c’est un vent qui souffle sur les trois quart du globe et qui ravi toujours les marins. J’espère qu’il va veiller sur son père pendant cette course. Les navigateurs sont généralement toujours à l’affût du moindre souffle d’air et j’imagine combien Benoît doit être impatient d’entendre un souffle de sa fille. En tous les cas, je lui tire mon chapeau pour le fait qu’il soit reparti en mer avant qu’elle n’arrive au monde. Régater, c’est leur métier, mais je pense néanmoins que les marins sont une autre d’espèce d’Homo-sapiens. Chez eux, la mer a une force d’attraction telle que rien ne peut les retenir, même s’ils sont souvent coupés en deux dans leurs sentiments. J’en profite d’ailleurs pour féliciter le courage de la maman qui l’a laissé repartir, et pour son moral à toute épreuve. A Benoît, je lui dis bravo et bon courage. Je lui souhaite d’être encore meilleur que lors de la première étape à l’issue de laquelle il a relevé le défi de terminer 29e après une avarie et plusieurs heures d’escale forcée à terre. Tout cela est de bon augure pour l’étape qui se joue en ce moment. Compte-tenu de ses qualités d’homme et de marin, puis de ce qu’il a été capable de faire dans la première manche, je sais que le podium est encore visible. Par ailleurs, j’ai hâte de rencontrer la famille. Une famille pour laquelle la totalité du Secours Populaire, et en particulier Julien Laupêtre, Président du Secours Populaire Français puis Jean-Louis Callens, Secrétaire Général du Secours Populaire Français et Président de la grande fédération du Nord, se joint à mes félicitations pour l’arrivée du bébé. »