Archives mensuelles : août 2015

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29/08/2015 : Dans le Top 10

Le rideau est tombé, ce samedi, sur la 10e édition du Tour de Bretagne à la Voile. Lors de cette dernière journée de compétition, les 22 duos en lice ont quitté l’île de Groix en début de matinée, pour rallier Piriac-sur-Mer où a été jugée l’arrivée de la cinquième et ultime étape. Une étape délicate, marquée par le petit temps mais aussi par quelques rebondissements qui ont bouleversé le classement général. Pour leur part, Martin Le Pape et Anthony Marchand, qui ont de nouveau connu quelques soucis de vitesse, ont bouclé la manche en 14e position, forcément un peu déçus. Malgré tout, les deux jeunes co-skippers d’Ovimpex – Secours Populaires terminent à la 9e place, ce qui reste une performance plus qu’honorable au regard de l’excellent plateau de ce cru 2015, et du fait qu’ils naviguaient ensemble pour la première fois.

Comment s’est passée cette dernière étape entre Groix et Piriac-sur-Mer ?

Martin Le Pape : « Nous terminons 14e, ce qui est un peu décevant. Nous avions déjà pu voir, lors de l’étape précédente, que dans la pétole, nous avions du mal à faire avancer le bateau. C’est à nouveau ce qui s’est passé aujourd’hui. C’est vraiment dur, psychologiquement, de se faire doubler en vitesse pure, surtout lorsque cela se produit plusieurs fois d’affilée. C’est vraiment frustrant de ne pas arriver à faire ce que l’on veut, surtout lorsque l’on ne prend pas de risques et que l’on ne fait pas de grosses bêtises. Nous allons tout mettre en œuvre pour essayer de trouver des solutions à ce problème qui nous a pénalisés toute la semaine. »

Anthony Marchand : « Ca ne s’est pas très bien passé. Décidément, cette semaine, dans la pétole, nous avons manqué de réussite. C’est dommage d’autant que nous avons bien bataillé. A un moment donné, cet après-midi, nous sommes revenus 6e mais ensuite, le vent a molli et, comme à chaque fois, nous nous sommes complètement arrêtés et, impuissants, nous nous sommes faits « déboiter » par plusieurs de nos adversaires. C’est rageant de finir sur cette note. »

Quel bilan tirez-vous, globalement, de ce Tour de Bretagne, 10e du nom ?
Martin : « Nous avons vu que nous pouvions faire des choses bien et que nous étions capables de tenir tête aux Figaristes les plus aguerris. Nous avons d’ailleurs souvent animé les débats dans le groupe de tête. Notre seul bémol a été notre « fameux » souci de vitesse, mais au final, une place de 9e, c’est honorable, surtout si l’on prend en considération que c’était notre première semaine de navigation ensemble. Anthony et moi, nous avons vraiment appris à nous connaître sur ce Tour. Le fait est que notre binôme a bien fonctionné. Nous n’avons pas eu besoin de parler beaucoup pour que ça roule et ça, c’est un bon signe. Nous avons vraiment vite et bien trouvé nos marques ensemble à bord du bateau. J’espère avoir la chance, un jour, de re-naviguer avec lui. »

Anthony : « Ca n’a pas été une course facile d’autant qu’au niveau météo, nous n’avons pas été super gâtés, mis à part aujourd’hui où ça a presque fait du bien d’attraper un ou deux coups de soleil ! (rires) Cela étant dit, finir dans le Top 10, ce n’est pas si mal, même si nous savons que nous avions les capacités de faire mieux. Souvent, en fin de parcours, dans la molle, nous avons un peu perdu nos moyens mais il y a cependant de bonnes choses à retenir, je pense notamment à nos départ et au fait que nous avons toujours été dans le coup tactiquement et stratégiquement parlant. Ce qui nous a coûté, comme l’a dit Martin, c’est notre problème de vitesse. Heureusement, à la fin, nous avons réussi à le résoudre en partie, même si cela ne s’est pas ressenti sur le classement. En tous les cas, notre duo a bien fonctionné et ça, c’est positif. Par ailleurs, je me suis rendu compte qu’après un an et demi sans avoir mis les pieds sur un Figaro, il y a des choses que j’avais oublié. L’avantage, aujourd’hui, c’est que je sais ce que je vais devoir travailler cet hiver pour revenir au top la saison prochaine. »

Martin, pour vous, c’est la fin d’une belle saison à la barre d’Ovimpex – Secours Populaire. Que ressentez-vous ?
Martin : « Pour moi, c’est, en effet, un beau projet qui se termine. Forcément, ça me fait un peu petit quelque chose, mais je suis hyper content d’avoir pu courir cette année sur le circuit Figaro. Je remercie vivement David Ermacora (le Directeur Général du groupe Ovimpex, ndlr) de m’avoir donné cette chance, et Anthony de m’avoir laissé les clés de son bateau. J’espère ne pas les avoir déçus. La saison se termine sur une note plutôt positive et c’est une jolie manière de passer le relai à Anthony. A présent, j’espère trouver rapidement un nouveau partenaire pour attaquer la saison qui vient. J’espère que j’aurai l’opportunité de courir la Transat AG2R – La Mondiale car c’est une course que j’apprécie particulièrement. Je pense avoir montré de quoi j’étais capable cette année et j’espère avoir la possibilité valider tout ça en 2016. »

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28/08/2015 : Dénouement demain

C’est à la mi-journée, ce vendredi, que les duos du 10e Tour de Bretagne ont bouclé la 4e étape de l’épreuve – un morceau de 82 milles entre Camaret et Groix –, après un peu plus de 22 heures de course. En ce qui le concerne, le tandem d’Ovimpex – Secours Populaire, composé de Martin Le Pape et d’Anthony Marchand, a franchi la ligne d’arrivée en 15e position, mais conserve néanmoins sa place dans le Top 10 du classement général (9e). « Nous sommes un peu déçus car nous avons perdu de nombreuses places sans véritablement avoir tenté des choses. De fait, pour minimiser les risques, nous avons choisi de rester au centre de la flotte, mais comme ça a payé pour les extrêmes, nous nous sommes fait passés des deux côtés, impuissants. De plus, nous avons mis du temps à nous rendre compte que nous avions des algues dans la quille et que cela nous handicapait pas mal. Cela étant dit, même si notre classement est un peu catastrophique sur cette étape, il y a du positif, notamment parce que nous avons réglé, en partie, nos soucis de vitesse », a noté Anthony, qui a maintenant rendez-vous, comme les autres, pour le tout dernier acte de la compétition entre Groix et Piriac-sur-Mer. « Le départ est prévu demain, à 9 heures. Il devrait y avoir assez peu de vent au début. Ce ne sera pas très long mais cela ne signifie pas que ce sera facile pour autant. Pour commencer, il y a aura le passage de la Teignousse, un endroit où il y a toujours pas mal de courants, à bien négocier. Ensuite, il faudra gérer les petites îles, les dévents et la brise thermique en baie de Quiberon. En clair, il risque de se passer plein de choses et comme c’est la der des ders, nos concurrents seront à coup sûr plus opportunistes dans leurs choix tactiques. A mon sens, ça risque même de partir un peu dans tous les sens. Il va donc falloir avoir l’œil bien ouvert et réussir à aller au bon endroit », a conclu le navigateur.

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27/08/2015 : Le podium en ligne de mire

Si le programme de la 10e édition du Tour de Bretagne à la Voile a été relativement chamboulé, la faute aux conditions musclées qui ont balayé l’ouest de la France en début de semaine, trois étapes ont toutefois été validées pour les 22 duos en lice. En ce qui le concerne, le tandem d’Ovimpex – Secours Populaire composé de Martin Le Pape et d’Anthony Marchand s’est, à chaque fois, montré bien dans le match et ce, malgré un léger déficit de vitesse. Avec des manches de 6e, 9e et 6e, il pointe actuellement à la sixième place du classement général mené par la paire Chabagny – Duthil, mais n’a pas dit son dernier mot. Les deux jeunes skippers, qui n’avaient, rappelons-le, encore jamais navigué ensemble avant le coup d’envoi de l’épreuve, espèrent en effet continuer de monter en puissance… et pourquoi pas accrocher le podium à l’issue des deux étapes qu’il reste encore à courir. Le point avec eux à quelques heures du départ de la 4e manche.

Quel bilan dressez-vous de votre course à la mi-parcours ?
Anthony Marchand : « La première partie de la course s’est jouée dans des conditions assez éprouvantes. J’avais oublié que le Figaro était aussi dur à la barre et qu’il tapait autant, ce qui est finalement bien traumatisant pour le dos lorsque l’on est à la barre. Résultat, je suis arrivé bien cramé à la fin de chaque étape. Pour le reste, globalement, c’est positif car malgré le fait que nous ne soyons pas très rapides, nous bataillons quand même avec les premiers. Aux niveaux tactique et stratégique, nous avons toujours plus ou moins bien compris la situation. Par ailleurs, depuis hier soir, nous pensons avons résolu notre problème de vitesse. Nous verrons bien si nous sommes dans le vrai lors de la prochaine étape. »

Martin Le Pape : « Nous sommes plutôt satisfaits de notre place. Nous sommes dans le Top 10, 6e. Si on nous avait dit ça avant de partir, nous aurions sûrement signé. Cela étant dit, nous restons un peu frustrés par notre petit manque de vitesse car nous sommes toujours dans le coup, nous jouons toujours dans les trois premiers à chaque début d’étape, mais nous finissons systématiquement par perdre quelques places en vitesse pure. A partir de maintenant, nous aimerions réussir à changer la donne et il n’y a pas de raison que nous ne réussissions pas à trouver les manettes d’ici à la fin. »

Avant le coup d’envoi de la course, vous n’aviez jamais régaté ensemble mais il semble que vous ayez rapidement pris vos marques tous les deux…
Anthony : « C’est vrai. Comme c’est une reprise pour moi et que je reprends seulement mes marques sur mon bateau qui a beaucoup évolué depuis l’an dernier, je me concentre essentiellement sur la barre tandis que Martin se consacre aux manœuvres et à la navigation. Nous essayons de trouver le meilleur fonctionnement possible tous les deux mais il faut savoir qu’en double, sur un Figaro, il n’y a pas forcément de hiérarchie comme sur un bateau à huit ou neuf équipiers. Il y a nettement plus de liberté dans les échanges et au bout du compte, nous faisons un peu les choses comme nous les sentons. Rien n’est figé et c’est aussi ça qui est marrant. »
Martin : « Au début, nous n’étions pas très bien calés, ni dans les manœuvres, ni sur la communication à bord ou sur « qui fait quoi ». A présent, tout ce passe assez naturellement, et ça a l’air de bien fonctionner. Bien sûr, il reste encore des petites choses à améliorer pour être un duo d’enfer mais c’est pas mal ».


A 14 heures, cet après-midi, vous vous élancerez pour la 4e étape de l’épreuve, un morceau de 82 milles en direction de Groix. A quelle sauce allez-vous être mangé ?

Anthony : « Ca va être très différent de ce que nous avons eu jusqu’ici. Nous allons partir avec un peu de vent (entre 10 et 15 nœuds de sud sud-est) mais ça va mollir progressivement et une fois que nous serons aux Glénan, nous allons devoir composer avec de la pétole, la faute à une grosse dorsale plantée sur notre route. Du coup, à cet endroit, ce sera sûrement la foire d’autant qu’il y aura un peu de courant et qu’il faudra se positionner au mieux pour la suite, à savoir l’arrivée du nouveau vent. Ce ne sera pas facile. Il faudra prendre son mal en patience, sous la pluie qui plus est. A coup sûr, ce sera le point clé de l’étape car ceux qui s’échapperont les premiers auront un énorme atout pour rejoindre Groix. Groix que nous devrions atteindre demain en milieu d’après-midi ou en fin de journée. »
Martin : « Comme l’a dit Anthony, nous allons partir avec un peu d’air puis ça va tomber complètement au niveau de la pointe de Penmarc’h. Dès lors, nous aurons de la pétole. Cela promet une étape potentiellement dangereuse. Jusqu’ici, nous avons réussi à être réguliers et nous allons faire en sorte de continuer sur notre lancée. L’idée, c’est de ne pas prendre trop de risque et de rester dans le paquet. Comme toutes les manches comptent pour le classement, il faudra éviter à tout prix de faire une contre-performance. »

Quelles sont vos ambitions pour finir, maintenant que vous savez comment vous situer par rapport à la flotte ?
Anthony : « Actuellement, nous sommes 6e. Forcément, le minimum sera de conserver cette place. Derrière, les écarts de points sont assez faibles alors que devant, il y a un petit trou. L’idée, c’est de réussir à creuser notre avance sur nos poursuivants puis de nous rapprocher des autres. Ce qui est certain, en tous les cas, c’est que vu la configuration de l’étape qui vient, il est impossible de commencer à calculer les points. Dans tous les cas, nous allons continuer de faire de notre mieux ».
Martin : « Clairement, moi je vise le podium. Maintenant, il faut y aller ! Nous avons pu constater, depuis le début, que nous en étions capables. Il reste deux courses et il peut encore se passer plein de choses. Nous ne sommes pas du tout à la rue au niveau des points par rapport aux premiers et personne n’est à l’abri d’une mauvaise manche. Le Top 3 est jouable et à mon sens, il faut toujours avoir de grosses ambitions pour avancer et faire avancer le bateau ».

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26/08/2015 : Du plaisir à naviguer !

Partis de l’Aber Wrac’h à 13 heures, ce mercredi, les concurrents du 10e Tour de Bretagne à la Voile sont arrivés à Camaret, terme de la troisième étape de l’épreuve (32 milles), aux alentours de 18h30. Le duo Martin Le Pape – Anthony Marchand a, une nouvelle fois, bien tiré son épingle du jeu, terminant à la 6e place. « Ca s’est effectivement bien passé, par contre, nous n’avons pas encore trouvé véritablement la vitesse. Du coup, à chaque fois, nous nous faisons avoir par quelques adversaires et c’est un peu pénible de se faire rattraper en vitesse pure alors que l’on est du bon côté, toujours bien placé », a commenté le skipper d’Ovimpex – Secours Populaire, un peu frustré car il aurait sans conteste pu encore mieux faire, mais toutefois ravi de sa navigation du jour. « Nous avons profité de très belles conditions : 15 nœuds de vent et un grand soleil. De plus, nous avons rasé la côte, au plus près des cailloux. C’était vraiment superbe. Pour résumer, nous avons vraiment pris énormément de plaisir sur l’eau, cet après-midi. C’était une belle nav’ », a conclu le navigateur qui, demain à 14 heures, s’alignera au départ de la quatrième manche de la compétition en direction de Groix.

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25/08/2015 : Toujours dans le match

Partis ce matin de Lézardrieux, Ovimpex – Secours Populaire et les 21 autres duos en lice dans le 10e Tour de Bretagne à la Voile sont arrivés dans le port de l’Aber Wrac’h aux alentours de 21 heures, ce mardi, bouclant ainsi les 72 milles de la deuxième étape en un peu plus de 12 heures. En ce qui les concerne, Martin Le Pape et Anthony Marchand se sont octroyés la 9e place. « Nous n’avons pas tout à fait réussi à trouver la vitesse. C’est un peu frustrant car cela ne nous a pas permis de faire ce que nous voulions. Ca l’est d’autant plus que pendant un moment, nous avons été dans le trio de tête, mais nous nous sommes fait avoir sur un coup tactique dans le premier tiers du parcours. Il se trouve que nous n’avons pas été assez patients et que nous avons renvoyé trop vite à la côte. Après ça, nous n’avons pas réussi à revenir », a commenté Martin peu après son arrivée à terre, soulignant par ailleurs la difficulté de cette manche. « Nous avons tout fait au près. Ce n’était ni très rigolo, ni très facile. Cela étant dit, 9e, ce n’est pas un mauvais résultat. Nous restons dans le match. Le truc, c’est que maintenant, nous savons que nous avons les moyens de faire bien mieux que ça, et nous allons tout faire pour y parvenir », a conclu le jeune marin qui, comme son acolyte, va tâcher de récupérer vite et bien. Le coup d’envoi de la troisième course est, en effet, prévu demain matin – l’heure reste à définir, ce soir, un nouveau coup de vent (50 nœuds) étant annoncé sur la pointe bretonne. Au menu, il y a aura alors 42 milles pour rallier Camaret via le passage du Four.