Archives mensuelles : avril 2015

SOLO MAITRE COQ 2015

26/04/2015 : Martin le Pape, un bizuth à surveiller

3ème bizuth de la Solo Maître Coq, après 5 jours de compétitions intenses, où se sont mêlés de petits parcours côtiers et une grande course au large longue de 320 milles, Martin le Pape fait partie des rookies les plus prometteurs du circuit Figaro cette saison.

27ème du classement général à la barre d’Ovimpex – Secours Populaire, où il remplace Anthony Marchand parti sur la Volvo Ocean Race, le jeune finistérien doit encore faire ses armes pour s’installer dans le haut de la flotte. Capable de réaliser de jolis coups, il n’a pas encore l’expérience et la sagesse des anciens, mais il a l’enthousiasme et la fougue de sa jeunesse. Consciencieux, et ambitieux, il dresse un bilan de sa Solo Maître Coq, et analyse les points à travailler en vue de la Solitaire du Figaro – Eric Bompard Cachemire, épreuve reine qui débutera dans 5 semaines à Bordeaux.

Vous terminez 3ème bizuth de la Solo Maître Coq, c’est un résultat honorable, mais vous ne semblez pas totalement satisfait ?
« C’est vrai que c’est un bon résultat, mais j’ai quelques regrets car j’aurais pu faire encore mieux, si je n’avais pas commis de petites erreurs. Pour l’emporter sur une régate, il faut être bon à tous les niveaux, et mes petits camarades ont bien navigué. Ils ont gagné à la régulière, et je sais déjà que j’aurai de sacrés concurrents pour la Solitaire. »

Justement parlez nous de cette concurrence…
« Chez les bizuths, il n’y a pas vraiment de surprise. Benjamin Dutreux a très bien navigué, il fait un bon parcours au large, je m’y attendais. Dans l’ensemble il y a vraiment un beau plateau, et je sais que ce sera compliqué de s’inviter dans le haut de tableau, mais c’est ce qui sera intéressant aussi. J’ai la chance de pouvoir échanger beaucoup avec Yann Eliès, car il n’est vraiment pas avare de petits conseils, et je discute aussi beaucoup avec Charlie Dalin. Il est encore jeune mais il a beaucoup de talent. »

En parlant d’expérience, quels sont les enseignements que vous tirez de ces 5 jours de compétition ?
« Mon gros problème, c’est que je ne suis pas assez «gagne-petit». Je suis trop dans l’extrême, et au lieu d’accepter de perdre un peu, pour revenir par la suite, je cherche à décrocher le jackpot. Mais ça ne fonctionne pas lorsque le niveau est aussi homogène. Tout se joue sur du micro-placement. Une meilleure vitesse, des manoeuvres mieux réussies, c’est ça qui permet d’être devant, et pas des coups de poker! »

Vous avez passé deux nuits en mer sur la grande course au large. C’était une première pour vous en solitaire ?
« C’est vrai que c’était une découverte, et je suis assez content, car j’ai réussi à bien me gérer. J’avais déjà passé des nuits en mer, en double, sur la Transat AG2R, et j’ai retrouvé les automatismes que j’avais acquis à ce moment-là. J’ai su dormir quand j’étais fatigué, et quand je ne l’étais pas, pour anticiper les moments où il faudrait être sur le qui-vive. Sur la Solitaire, avec les grosses étapes qui nous attendent cette année, je pense que ce sera un point clé. »

La Solo Concarneau va arriver vite. Quel est votre programme d’ici là ?
« Il va falloir travailler encore un peu et progresser car cette épreuve sera la dernière avant le grand départ de la Solitaire. Je vais recevoir des voiles neuves, car les miennes commencent à être vraiment fatiguées. Ca devrait me permettre d’avoir une meilleure vitesse, de rester au contact et d’essayer de jouer des coups. Je vais aussi faire un petit break, parce que j’ai navigué en Figaro de manière assez intensive depuis le début de l’année, et je pense que c’est bien de prendre un peu de plaisir dans autre chose. On ne révise pas un concours la veille. Je vais essayer de faire un peu de planche et de chasse sous marine. »

Anthony Marchand que vous remplacez cette saison a profité d’un court retour en France pour venir vous encourager. Vous avez pu échanger ?
« Nous avons pu discuter, et il m’a donné quelques conseils. Je n’étais pas content de moi, mais il m’a rassuré, en me disant que je ne devais pas tout remettre en question quand ça ne fonctionne pas, mais en tirer les leçons, et apprendre à accepter l’échec pour progresser. Il trouve que je me mets un peu trop de pression, et je pense qu’il a raison. Je dois naviguer plus décontracté. »

Des enfants du Secours Populaire sont venus vous rendre visite mercredi. D’autres viennent ce dimanche. Ce sont des moments de partage que vous appréciez ?
« Je suis ravi de pouvoir faire ces rencontres avec le Secours Populaire. Ca fait plaisir d’échanger avec des enfants curieux et spontanés, qui ne connaissent pas le milieu de la voile. Je trouve ça vraiment chouette de leur faire découvrir le bateau, de leur expliquer ce que l’on fait. A mon grand désarroi, ils rêvent plutôt de devenir footballers professionnels, mais cela peut encore changer.. (rires) »

Cette volonté de partager, et de permettre à chacun d’avoir une chance, c’est ce qui a poussé le groupe Ovimpex, à choisir Martin le Pape au moment de remplacer Anthony Marchand. Présent sur les pontons avant le début de l’épreuve, et à l’arrivée de la course au large, David Ermacora, directeur général du groupe, a soutenu leur jeune bizuth toute la semaine. Soucieux de le mettre en confiance, il se réjouit de ses débuts très prometteurs : « Nous avons choisi un bizuth, car cela correspond aux valeurs de notre entreprise, savoir donner sa chance à quelqu’un. Martin est encore dans le doute, parce qu’il voudrait être le premier, mais il finit sur le podium des bizuths, 3ème sur 13 petits nouveaux. Nous sommes très satisfaits. Il est aussi 27ème sur 40 au général, ce qui signifie qu’il y a des marins confirmés derrière lui. C’est très encourageant. On est ravi de lui avoir confié les clés du bateau »

SOLO MAITRE COQ 2015

25/04/2015 : Un podium chez les bizuths, et un beau potentiel à faire valoir

24ème de la grande course au large qui a emmené la flotte entre les Sables d’Olonne et Belle-Il-en-Mer en passant par l’Ile de Ré, et l’île d’Yeu, Martin le Pape termine 27ème du classement général de la Solo Maître Coq. Mais il s’offre une belle 3ème place au classement des bizuths. Un résultat encourageant à 5 semaines de la Solitaire du Figaro – Eric Bompard cachemire, épreuve reine de la saison qui débutera le 31 mai prochain. Bien parti sur le long parcours côtier de 320 milles, le skipper d’Ovimpex- Secours Populaire a commis de petites erreurs qui lui valent beaucoup de regrets. Mais il garde confiance pour la suite, et prends beaucoup de plaisir à naviguer.

«Je suis déçu, car j’ai fait un bon début de course. J’étais placé dans les 13 premiers au passage de l’Ile de Ré, mais ensuite, j’ai fait de petites erreurs de placement qui m’ont coûté cher. Je suis un peu frustré, car le scénario se répète trop souvent à mon goût, mais je sais qu’il y avait un gros niveau, et c’est déjà pas mal de parvenir à se placer aux avant-postes. Le tout c’est d’y rester. Les bonnes places se jouent sur des détails, j’ai réussi à les identifier et je sais comment travailler pour progresser. L’autre point positif, c’est que je prends toujours plaisir à être sur l’eau. J’étais ravi de passer ces deux nuits en mer en solo, c’était des conditions hyper sympa, et je me suis vraiment régalé.»

Engagé sur la Volvo Ocean Race, Anthony Marchand a laissé la barre de son Figaro à Martin Le Pape cette saison. Mais il a profité d’un bref retour en France pour venir encourager son jeune successeur sur cette étape importante du calendrier. Il nous livre son sentiment sur sa course.
«J’ai senti qu’il se mettait un peu de pression avant le départ, ce qui est tout a fait normal quand on est bizuth. On veut donner le meilleur, mais il ne faut pas oublier de se faire plaisir, c’est important. Globalement, il a l’air content du bateau, il a une bonne vitesse, après il y a de petites erreurs mais c’est normal c’est comme cela que l’on apprend. Il y avait pas mal d’îles et de choix à faire, et quand on commence, ça n’est pas évident de prendre les bonnes options. Mais il termine sur le podium des bizuths et ça c’est vraiment top. C’est important de pouvoir se jauger par rapport aux autres concurrents de la nouvelle génération. Ca permet de mieux évaluer son potentiel, c’est un bon baromètre. Il est dans le coup à ce niveau-là, et il a encore une bonne marge de progression c’est très encourageant.»

Prochain rendez-vous pour les figaristes, la Solo Concarneau, du 7 au 10 mai prochain. D’ici là, nous ferons un bilan de cette Solo Maître Coq avec Martin, et nous évoquerons la visite de jeunes enfants du secours populaire qui lui rendront visite demain.

SOLO MAITRE COQ 2015

22/04/2015 : Des côtiers formateurs, avant de jouer la carte du large

23ème du classement général provisoire après deux journées de régate dans la baie des Sables d’Olonne, Martin le Pape s’offre un bilan honorable sur la première partie de la Solo Maitre Coq. 40 concurrents ont répondu présents sur cette régate qui fait office de test grandeur nature à 6 semaines du départ de la Solitaire du Figaro. Mais ce beau plateau n’a pas empêché le jeune bizuth de s’inviter dans la première moitié de la flotte à plusieurs reprises. Encore en proie à de petites erreurs, le skipper d’Ovimpex-Secours Populaire doit engranger de l’expérience pour transformer ses jolis coups en véritables performances. Mais ses débuts sont prometteurs, et c’est avec un regard plein de maturité et d’optimisme, qu’il dresse le bilan de ces deux premiers jours de compétition, et se projette sur la grande course qui aura lieu jeudi.

« On a bouclé 3 parcours de 20 milles dans des conditions très variées, avec un vent changeant en force et en direction, donc il a fallu s’adapter et trouver les bons réglages, c’était hyper intéressant. Je suis un peu déçu de ma prestation parce que j’ai été aux avant postes à plusieurs reprises, mais j’ai fait des erreurs de débutant, qui avec un tel plateau, coûtent rapidement très cher. Mais je suis bizuth, donc j’apprends, et plus ça va aller, plus je vais progresser. L’objectif était de ne pas se faire décrocher d’entrée, et je peux encore revenir grâce au grand parcours sur lequel je devrais être plus à l’aise. Le Figaro, c’est du large, et faire la différence sur cet exercice serait vraiment positif. »

Au repos aujourd’hui, les figaristes vont profiter de ce break pour recharger leurs batteries et préparer la navigation de la grande course qui devrait durer 48 heures. Plongé dans ses fichiers météo et concentré sur le parcours qui les attend, Martin aura droit à une petite récréation avec la visite d’enfants du secours populaire, une association dont il porte fièrement les couleurs dans ce projet Figaro. «C’est la journée des oubliés des vacances, et on en profite pour faire monter ces jeunes enfants sur le bateau, et leur faire découvrir ma passion et le monde de la mer qu’ils ne connaissent pas bien. Anthony Marchand nous rendra visite lui aussi. Il est en France quelques jours avant de repartir sur la Volvo Ocean Race. C’est lui qui m’a passé le flambeau, donc j’ai une lourde responsabilité et je suis content qu’il soit présent. Il m’aidera peut-être à préparer ma navigation et me donnera sans doute quelques précieux conseils. »

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19/04/2015 : Martin Le Pape et Ovimpex – Secours Populaire au départ de la Solo Maître Coq

Le coup d’envoi de la Solo Maître Coq, la première des trois épreuves comptant pour le Championnat de France Elite de Course au Large 2015, sera donné lundi 20/04, aux Sables d’Olonne. Pas moins de 40 concurrents sont engagés dans l’épreuve, parmi lesquels le jeune Martin Le Pape. Notre nouveau skipper de notre voilier Ovimpex – Secours Populaire, l’un des douze bizuths en lice, va ainsi pouvoir se jauger et évaluer la concurrence, à la fois sur des parcours côtiers et une course au large de 350 milles programmée jeudi. Son objectif : naviguer au contact et terminer avec le sentiment du travail bien fait.

Après un hiver studieux lors duquel il a multiplié les entraînements, puis une participation à la Solo Basse-Normandie le mois dernier qui lui a permis de se tester une première fois en mode « course », Martin Le Pape s’apprête à s’aligner au départ de la première épreuve du calendrier officiel 2015 de la classe Figaro Bénéteau. « A Granville, il y a quelques semaines, je ne partais pas avec un objectif de résultat mais dans le but de voir comment ça passait. J’ai donc vu et pu repérer mes adversaires. A présent, je vais pouvoir me concentrer sur l’aspect sportif. En clair, je viens vraiment pour régater », a expliqué le jeune skipper qui a déjà fait ses preuves en s’illustrant au plus haut niveau en planche à voile, puis sur les circuits J80 et M34, mais dont la carrière au large ne fait que commencer, même s’il a déjà participé à la Transat AG2R – La Mondiale en double avec Roland Jourdain l’an passé. « Ces derniers mois, j’ai réussi à me préparer comme j’avais envisagé de le faire. J’ai pris part à l’ensemble des stages organisés par le Pôle Finistère Course au Large à Port-la-Forêt, j’ai effectué des navigations de mon côté et j’ai énormément travaillé sur le bateau », a précisé le Finistérien qui va donc pouvoir se tester en conditions réelles de course, à la fois sur des côtiers et au large.

Une première « bis »

« Cette Solo Maître Coq est une sorte de première « bis » pour moi. Son format est un peu particulier. Nous allons commencer par de la régate au contact, ce qui signifie qu’il va falloir être bon dans les manœuvres, les placements et la gestion de la flotte. Ensuite, nous allons finir par une course de 350 milles, c’est-à-dire que nous allons passer deux nuits en mer. Cela va beaucoup ressembler à une étape de la Solitaire du Figaro, c’est donc un super exercice, une répétition grandeur nature », a commenté Martin qui vise la première place du classement bizuth mais espère surtout terminer l’épreuve sans frustrations et avec le sentiment du travail bien fait.

« Je veux naviguer à mon niveau, ce qui n’a pas été le cas à la Solo Basse Normandie. Je souhaite soigner l’ensemble et être régulier. Il n’est pas question pour moi de faire un coup d’éclat mais plutôt d’être tout le temps dans le bon paquet et de jouer gagne-petit pour ne pas perdre le fil de la course », a-t-il ajouté. « Je me sens de plus en plus à l’aise sur le bateau. J’ai l’impression d’être de moins en moins la tête dans le guidon et de commencer à regarder ce qui ce passe autour de moi. J’espère donc pouvoir régater comme je sais faire ».